Ten Ten a fait une entrée fracassante sur la scène des applications mobiles. Développée par une start-up américaine, ce réseau social unique exploite les capacités des smartphones pour créer un réseau de communication en temps réel. La technologie qu’ils utilisent s’apparente à celle des talkies-walkies. Les utilisateurs peuvent ainsi discuter instantanément, sans frais supplémentaires, et ce, quelle que soit la distance qui les sépare. Cette fonctionnalité a rapidement séduit les adolescents, avides de nouvelles expériences numériques.
Cependant, l’engouement pourla plateforme est terni par des inquiétudes croissantes concernant son caractère intrusif. En effet, l’application accède automatiquement aux contacts, à la géolocalisation et au micro des appareils. Et ce, sans demander l’autorisation préalable des utilisateurs. De plus, elle diffuse en continu les conversations, même lorsque l’écran est verrouillé, soulevant des questions sur la protection de la vie privée.
Ten Ten : une popularité controversée
Malgré les controverses, le réseau social connait un succès fulgurant auprès des jeunes utilisateurs. En quelques semaines seulement, l’application a été téléchargée des millions de fois. Elle est devenue l’une des plus populaires sur les stores d’applications. Cependant, les autorités ont rapidement réagi face aux risques potentiels liés à l’utilisation de celle-ci.
Les organisations de protection de l’enfance et les autorités compétentes ont exprimé leurs vives inquiétudes la concernant. Elles mettent en garde contre les dangers liés à l’accès non autorisé aux données personnelles et à la diffusion involontaire de conversations privées. De plus, elles soulignent les risques potentiels d’exploitation et de harcèlement en ligne, particulièrement pour les mineurs.
Face à cette situation, les autorités ont lancé des appels à la prudence et recommandent aux parents de surveiller étroitement l’utilisation de Ten Ten par leurs enfants. Comme l’a par exemple fait Camille Chaize, la porte-parole du Ministère de l’Intérieur, sur X (ex-Twitter). Les autorités envisagent également des mesures réglementaires pour encadrer cette application controversée et protéger la vie privée des utilisateurs.
