
Le rapport sur l’application de la Loi sur les Influenceurs, adoptée en juin 2023, met en lumière une augmentation significative des contrôles. Cependant les ressources allouées restent limitées. Les députés soulignent l’importance de ces mesures. Mais ils déplorent les moyens encore insuffisants pour leur mise en œuvre. En 2023, le nombre d’influenceurs contrôlés a plus que doublé par rapport à l’année précédente. En effet, 212 contrôles ont été effectués contre 94 en 2022.
Cependant, malgré cette augmentation, les moyens déployés demeurent inadéquats pour répondre à l’ampleur du problème. La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) est confrontée à des défis en raison de ses ressources limitées. Avec seulement une trentaine d’agents affectés au secteur, l’efficacité des enquêtes est compromise. Certains cas ne sont pas résolus.
La loi sur les influenceurs : une auto-régulation encourageante
Le succès du certificat de l’Influence Responsable, proposé par l’ARPP, témoigne de l’engagement croissant des influenceurs envers des pratiques éthiques. En 2023, ce programme, visant à promouvoir la conformité légale et éthique dans le domaine de l’influence commerciale, a enregistré une multiplication par quatre des demandes. Plus de 1 000 influenceurs ont été certifiés en septembre.
Arthur Delaporte a souligné l’impact positif des influenceurs sur l’évolution des pratiques. Selon une étude de l’agence Reech, publiée le 5 mars 2024, 47% des influenceurs déclarent avoir modifié leurs pratiques. Il sont plus transparents concernants les partenariats rémunérés depuis l’introduction de la loi.
Malgré ces défis, le secteur montre des signes d’amélioration avec une auto-régulation croissante. De nombreux influenceurs, agences et marques prennent des mesures. Afin de promouvoir des pratiques plus transparentes et éthiques, ils favorisent ainsi un environnement plus sain pour tous les acteurs.
Vers une régulation adaptée aux nouvelles pratiques numériques
La Loi sur les Influenceurs reste sujette à des ajustements. Elle doit se conformer aux normes européennes. Malgré les critiques, son efficacité n’est pas remise en question. Mais des révisions sont nécessaires pour assurer sa cohérence et son application dans le cadre juridique européen.
Les députés insistent sur la nécessité d’une réglementation agile pour suivre l’évolution rapide des pratiques numériques. Ils envisagent d’aborder des sujets émergents tels que la régulation des interactions sur les plateformes telles que TikTok, témoignant ainsi de leur engagement à garantir un environnement numérique sûr et équitable pour tous les utilisateurs.